"De la lande au jardin, une paysagiste vous accompagne" Etudes réalisées – Page 2 – De la lande au jardin, une paysagiste vous accompagne

Archives de
Catégorie : Etudes réalisées

Habillage d’une clôture en ardoise

Habillage d’une clôture en ardoise

A Sibiril, pas loin de la côte Nord, les propriétaire de ce jardin m’appellent. Ils ont fait faire cette clôture de chaque côté de leur entrée carrossable, en palis ardoisiers posés verticalement. Ils souhaitent maintenant la végétaliser.

Partie Ouest

Pour la partie Est, l’opération est délicate puisqu’il y a présence de réseaux et il faut laisser un passage pour aller relever le courrier.

Partie Est

Il me faut sélectionner et placer judicieusement des végétaux capables de créer de l’intimité au niveau des fenêtres de la façade (salle de bain et chambre).

De face

Je choisis une gamme végétale dont la couleur de floraison fera partie de la palette de l’aménagement intérieur de la maison, nouvellement réalisé : un camaïeu du jaune au rouge, avec des touches de bleu.

Les formes, les ports, les allures des végétaux sélectionnés sont très différents et l’implantation n’a rien de régulier, de façon à casser l’effet de longueur de la clôture. De même, la rondeur végétal est opposée ici à la rigidité des palis ardoisiers.

Une petite allée gravillonnée desservira à la fois les regards des réseaux et la boîte aux lettres.

Un plan de plantation….

… et il ne reste plus que la plantation à réaliser afin de changer radicalement le visuel de façade de la maison.

Long talus, trois ambiances

Long talus, trois ambiances

Près du bourg de Saint-Thonan, de nouveaux lotissements ont vu le jour. C’est dans l’un d’eux que je suis appelée pour l’aménagement d’un long talus. Les propriétaires le trouvent insipide par rapport au reste du jardin qu’ils ont déjà bien travaillé.

D’autre part, le long de la maison, une zone près de la pompe à chaleur a besoin d’être végétalisée pour habiller le grand mur, en respectant les contraintes liées à la présence de la pompe et à celle d’une fenêtre.

Pour l’aménagement du talus, je me base sur ce que je vois dans le jardin : il y a des végétaux asiatiques et/ou de terre de bruyère devant la maison (hortensias, bruyères…), des végétaux exotiques près de la terrasse derrière la maison (bananiers, palmiers…), et des végétaux très naturels au fond du jardin (pommiers, haie bocagère. Je décide de faire coïncider les végétaux du talus avec ces trois différentes ambiances.

Le point commun aux trois ambiances sera la couleur de floraison des végétaux, blanche ponctuée de rose.

Je réutilise le même code pour le parterre devant le grand mur.

Beaucoup de végétaux sont nécessaires pour habiller le talus mais leur densité à maturité limitera les interventions pour l’entretenir. En attendant que les végétaux soient à taille et envergure mature, une toile de paillage en matière 100%naturelle (fibre de coco, chanvre…) protège la terre.

Plan projet

Avant tout plantation, il sera nécessaire d’enlever mécaniquement toute forme de végétation sur le talus et de décompacter la terre. Puis viendront la toile de paillage et les végétaux.

Exemple de plan de plantation

Les végétaux plantés sur ce talus, bien que n’ayant pas une hauteur à maturité très importante, masqueront les propriétés voisines, feront écho aux végétaux du jardin et poursuivront le couloir écologique passant par la haie bocagère. Ainsi il sera bénéfique autant à la faune locale qu’aux usagers du jardin.

A nu sans les bambous !

A nu sans les bambous !

Il s’agit d’une propriété, nouvellement acquise, que je vois une première fois avec toute sa végétation. A vrai dire, avec la bambouseraie qui grignote petit à petit tout le jardin et engloutit toutes les autres plantes.

Il est convenu avec les nouveaux propriétaires que le premier travail à faire, avant d’envisager un quelconque aménagement, est d’arracher tous les bambous. Ce qui fut fait ainsi qu’un réengazonnement de la zone. Malheureusement, il n’a pas été possible de différencier les bambous des autres végétaux, tous étant imbriqués les uns dans les autres. La maison se retrouve donc à nu côté route au Sud-Ouest et côté voisins au Sud Est.

Côté Route

D’autre part, lorsqu’on arrive, on ne trouve pas visuellement la porte d’entrée et rien ne nous guide vers elle.

Le bow-window abritant la porte d’entrée

Le parterre devant la fenêtre du salon est planté de végétaux devenus trop volumineux. Depuis la terrasse, on voit très bien la rue et le voisinage

Le jardin vu depuis la terrasse

Je propose, tout d’abord de revoir l’entrée piétonne dans la propriété. Elle sera matérialisée au sol par un pavage encadré de palis ardoisiers, qu’on retrouvera devant le bow-window. un portillon sera installé à droite du portail de l’allée carrossable et le visiteur sera guidé par des végétaux plantés le long de l’allée piétonnière, puis par les même végétaux qu’il retrouvera dans des jardinières le long de l’allée carrossable, jusqu’au bow-window.

Au Sud Ouest et au Sud Est, la nouvelle haie fleurie
L’allée piétonne pavée encadrée par des palis ardoisiers

En passant devant le parterre sous la fenêtre du salon, on peut voir que les végétaux proposés auront à maturité une taille permettant de dégager la fenêtre.

L’espace d’accueil est défini

Puis on arrivera à l’espace d’accueil qui sera séparé de l’atelier par des pots et des jardinières avec treillis dans lesquels seront plantées des plantes grimpantes, les végétaux qui accompagneront le visiteur mais aussi des piquets ardoisiers.

Le jardin sera clos par une haie fleurie plantée en quiconque pour lui donner un aspect plus naturel. Face aux grandes baies de la maison, pour masquer le vis-à-vis, un arbre pleureur et un espace cocoon, avec un banc, sont implantés.

En libérant l’espace occupé par les bambous, on recrée de la profondeur dans le jardin. Une haie champêtre assure l’intimité en partie basse du jardin, tandis que des arbres, placés ponctuellement masquent les fenêtres du premier étage des maisons voisines. Le jardin parait de nouveau aéré et on peut se projeter à y déambuler.