"De la lande au jardin, une paysagiste vous accompagne" 2019 – De la lande au jardin, une paysagiste vous accompagne

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Année : 2019

Une haie bocagère

Une haie bocagère

entre jardin et agriculture

C’est sous les Monts d’Arrée que m’attend mon prochain chantier : anciens agriculteurs, mes clients ont partagé la parcelle agricole accolée à leur maison pour en garder une partie en jardin.

Devant cette grande surface nue, ils semblent un peu perdus, ne sachant ni quoi, ni où planter. D’autre part, ils ont transformé une ancienne véranda en pièce supplémentaire et, pour pouvoir profiter de leur extérieur, ils ont agrandi leur espace terrasse mais ne voient pas comment en aménager le pourtour.

Leur jardin présente de nombreux grands sujets. Cela commence à leur poser problème au niveau de l’entretien. Je remarque tout d’abord, dès l’entrée de la parcelle, cette très haute haie de rhododendrons.


L’accès piéton vu depuis la maison. On aperçoit le portillon noyé dans les rhododendrons.

Ils ont déjà été rabattus il y a deux ans mais sont très vigoureux et poussent très vite. Ils occultent complètement la vue de la maison depuis l’entrée carrossable. L’entrée piétonne est presque invisible. Je propose d’arracher cette haie, malgré la beauté des plans, pour implanter une haie dont les végétaux seront choisis avec soin pour leur hauteur à maturité limitée à deux mètres. Ce sera suffisant pour délimiter les espaces et ne demandera pas de geste de taille.

Pour l’aménagement du jardin de façade, je choisis de garder la symétrie face au corps de maison principal en renouvelant les deux parterres de rosiers rouges situés de chaque côté de l’allée menant à la porte d’entrée. J’englobe les différents angles de la terrasse asymétrique dans des parterres afin de les adoucir. Chaque parterre sera ponctué par un rosier tige aux fleurs rouges pour rappeler ceux de la façade.

Afin de faciliter le passage de la terrasse au jardin, j’aménage deux chemins gravillonnés à travers les parterres. Pour rendre la marche plus confortable, le chemin principal est parcouru par des pas japonais depuis la terrasse jusqu’à la pergola. On peut ainsi y aller à pieds secs par tous temps. De part et d’autre le végétation est choisie méticuleusement afin qu’elle n’entrave jamais la circulation, même à maturité. Son look « topiaire naturel » complète l’aspect jardin zen de l’endroit.

Face à la terrasse, je crée un parterre de style exotique, avec des végétaux aux couleurs chaudes, un palmier…. Il fait écho aux meubles de salle à manger en rotin, aux murs de la cuisine peints en rouge et à la pergola façon paillote du jardin.

A gauche la terrasse avec ses parterres dans les angles. A droite, le parterre exotique. Au fond, entre les deux, la pergola-paillote.

Derrière la maison, nous sommes sur l’ancienne parcelle agricole. Grand espace brut et nu, à la fois prometteur et aujourd’hui désert, cet endroit a besoin d’un aménagement qui réponde aux besoins mais ne soit pas trop couteux, vu la surface.

Les propriétaires, à la retraite, commencent à penser à leurs vieux jours et aux difficultés éventuelles qu’ils pourraient rencontrer. Ils souhaitent notamment pouvoir accéder facilement avec un véhicule jusqu’à la terrasse qui se trouve à niveau de l’espace de vie de la maison. Je leur proposer de réaliser un accès simple, pratique et à la fois « invisible » en réalisant un gazon renforcé par un mélange terre-pierres. Cette technique, de plus en plus utilisée par les communes qui souhaitent un parking écolo à moindre frais, permet de faire rouler des véhicules sur du gazon sans risque d’ornières. Visuellement, ça reste un gazon et l’entretien est le même que celui d’une pelouse. Cette allée carrossable passe le long de la maison et l’espace de retournement est borné visuellement par une ponctuation d’arbustes.

Afin d’englober les aspects techniques nécessaires à la maison et au jardin (ventilateur de pompe à chaleur et robinet d’eau), je propose de réaliser des parterres grâce à des palis de schiste mis à la verticale. Une fois plantés, la végétation habillera le dos de la maison sans nuire au fonctionnement de la pompe à chaleur. Le robinet est légèrement déporté et posé sur une structure en traverses de chemin de fer, ce qui en facilite l’accès et visuellement, casse la longueur de la maison.

Le reste de parcelle agricole constituant le jardin est colonisée par de l’herbe. Pour limiter les coûts, on réalisera simplement un gazon sur cette partie. Un parterre d’arbres « nature », arbousier, amélanchier, laurier-tin, est créé face à la fenêtre de la cuisine.

Au fond, pour séparer le jardin des cultures agricoles, je propose de remonter un talus et de planter une haie bocagère nourricière. Gîte et couvert pour la faune locale, elle sera aussi source de fruits pour les hommes. Je fais appel à Breizh Bocage afin de réaliser et de financer la création et la plantation du talus. De cette façon, mes clients n’auront rien à débourser pour cette haie bocagère, trésor écologique, qui liera entre elles deux autres haies bocagères, agrandissant ainsi les corridors écologiques.

Ce jardin, bien que très grand, aura au final bénéficié d’un aménagement de moindre coûts qui respecte pourtant à la fois les besoins de mes clients mais aussi les besoins régionaux en matière de gestion des eaux de pluie et préservation de la faune locale.

Quiétude au jardin

Quiétude au jardin

Catherine est une de mes amies. Nous nous sommes connues grâce à nos chiens Dounia et Eliott qui fréquentaient le même groupe au club canin de Landerneau. C’est à l’occasion de la Foire Bio de Landerneau que nous nous sommes retrouvées.

Eliott Gwenn Ha Du – 2009

Catherine a un très grand jardin qu’elle entretien avec passion mais parfois elle se trouve débordée par tant de végétation. Elle me demande de venir l’aider à faire le tri dans tout ça et surtout de créer des parterres faciles d’entretien.

Devant la dépendance, un parterre, souvent à l’ombre, est habité par la cabane des enfants. Quelques arbres et arbustes, plantés il y a des années, sont envahis par la mousse et la broussaille. On trouve près de ce parterre, un point d’eau potable et un robinet alimenté par la citerne-réserve d’eau de pluie. Catherine souhaite que cet espace devienne un coin zen.

Je profite de la proximité de l’alimentation en eau de pluie pour y implanter une petite fontaine. Son système permet aux enfants de jouer avec l’eau , d’en entendre le bruit, de la regarder couler sans risquer chute et noyade dans le réservoir. La fontaine est mise lumière par un lit de gravillons blancs. autour des petites mousses, des bruyères et plantes à fleurs d’ombre sont implantées. Toute la surface est paillée pour limiter la pousse d’adventices et donc les interventions de Catherine.

Catherine bagarre avec sa tondeuse depuis que sa fosse sceptique a été transformée en épandage : le terrain n’a pas été renivelé avant la repousse de l’herbe et les regards, en béton et en acier, l’obligent à zigzaguer avec son engin de coupe. Je propose donc de faire un parterre de graminées autour des regards de façon à ne plus avoir à tondre au raz du béton ou de l’acier.

Face à la maison, un parterre, plein Sud, est envahi par les ronces. Celles-ci se sont installées suite à la chute d’un arbre lors d’une tempête. Quelques végétaux survivent à cette invasion dont des rhododendrons et azalées mollis, collection du mari de Catherine.

J’ai envie de créer un effet de profondeur dans ce parterre tout en rappelant ce qui se passe près de la longère. Je propose donc de garder le prunus aux feuilles rouge sombre qui est au centre, au premier plan et de l’utiliser pour séparer en deux mon parterre. De chaque côté, j’installe un espace avec des gravillons blancs plantés de végétaux dont la forme et la taille à maturité font penser à des topiaires japonais. Je place aussi un végétal en nuage pour accentuer l’effet japonisant. Une alimentation électrique étant amenée jusque là, j’en profite pour faire installer des bornes lumineuses en forme de lanterne, pour parfaire le décor.

Après avoir fait le tri dans les végétaux restant, je prescrits un ensemble de plantes, toujours dans l’esprit japonisant, afin d’accroitre la collection de végétaux de terre de bruyère. Bien rangés comme pour une photo de classe, les grands derrière, les petits devant, ils fleuriront tour à tour, colorant le parterre tout au long de l’année.

Le muret de pierres sèches est nettoyé et rénové. Il est planté de végétaux à la fois dressés pour donner de la hauteur et retombant pour le mettre en valeur.

Toujours pour limiter le travail de Catherine, aucun végétal n’exige de geste de taille et toute la surface est paillée.

Devant la chambre de Catherine, un parterre en dénivelé fait le joint entre la terrasse pavée et la surface carrossable. Je vois mon amie grimper sur ce talus et lui propose de prévoir dans l’aménagement de celui-ci un petit escalier respectant les lignes déjà dessinées du talus. Les tentatives de Catherine pour végétaliser ce talus sont restées infructueuses. Des montbretias et de l’herbe ont colonisé l’espace.

Je propose donc de nettoyer toute la surface et de planter avec des végétaux qui lui permettront de voir des fleurs toute l’année depuis sa fenêtre de chambre sans pour autant cacher la vue sur le jardin en surplomb.

Une caresse à Dounia, un dernier regard sur le projet et je laisse Catherine aux bons soins de mes collègues d’Esatéo qui vont venir nettoyer et aménager son jardin.

Photomontage
Un jardin en dénivelés

Un jardin en dénivelés

L’aménagement d’un jardin en pente peut poser des problèmes. Dans le cas qui va suivre, en plus du dénivelé, le jardin présente une petite surface et les propriétaires souhaitent y implanter beaucoup d’éléments. Voyons comment combiner tout cela :

Devant la maison, on a un tout petit espace engazonné et dominé par  un pommier et un rhododendron. Un muret a été construit en limite sur deux côtés. Les propriétaires veulent clore entièrement cet espace et y avoir très peu d’entretien.

Je propose de créer, derrière des murs surmontés d’une lisse, un espace dédié aux oiseaux et autre faune locale en plantant l’espace tel un parterre géant. Toute la surface est paillée pour limiter l’entretien et éviter d’avoir à passer la tondeuse dans une trop petite surface. Une allée, elle aussi paillée, en fait le tour afin de permettre l’accès à tous les plants. Les végétaux sont choisis pour les bénéfices qu’ils apportent à la faune locale (gîte, couvert) et pour leur taille à maturité. En effet, ils ne doivent pas être trop grands car on veut limiter les gestes de taille et à la fois avoir une certaine hauteur afin de pouvoir être vus depuis la rue, par-dessus les murs.

Sur le côté, face au parking, des grimpantes partiront à l’assaut d’éventails en bois afin d’occulter le vis-à-vis du parking.

Derrière la maison, le jardin présente une pente. Le salon est prolongé par une véranda et une terrasse sur laquelle le soleil donne l’après-midi. Mais en soirée, le soleil se trouve dans l’angle opposé du jardin. Les propriétaires m’ont donc demandé de créer une terrasse dans ce coin. Ils souhaitent qu’elle soit comme dans un cocon de verdure. Ils aimeraient aussi un bassin pour entendre le bruit de l’eau et regarder quelques poissons.

Je choisis de créer des parterres tout autour de la terrasse car les végétaux en pots demandent plus d’entretien et de vigilance en ce qui concerne l’arrosage. Je profite de la pente du jardin pour « encastrer » la terrasse au milieu de parterres et implanter un bassin en bois dans un angle. Pour que la végétation ne prenne pas trop de place sur l’espace dinatoire, je choisis des fruitiers en palmettes pour végétaliser le mur du fond. Sur les côtés, j’implante des végétaux d’ornement dont la floraison est étalée sur toute l’année et qui seront visible aussi bien depuis le jardin que depuis la véranda.

Un petit escalier mène à une allée, qui elle-même dessert l’escalier d’accès à la terrasse principale et à l‘avant de la maison.

Une poutre paysagère permet de créer deux plateaux : l’un accueillant l’espace serre et potager et l’autre le jardin d’agrément

En utilisant des matériaux tels que le bois, la pierre et l’ardoise, on reste dans l’esprit originel de la maison. Les différents espaces sont matérialisés par des dénivelés, ce qui donne au jardin une impression de grandeur. La pente du jardin qui au départ était un problème, devient alors un avantage. De plus l’aménagement, entièrement perméable, est respectueux des sols car il ne demande que très peu de terrassement. Avec des végétaux utiles à la faune locale, on réalise donc un jardin écologique.

Habillage d’une palissade

Habillage d’une palissade

L’installation d’une palissade est souvent la solution choisie pour séparer une propriété du domaine public ou d’un voisin. Or cette palissade peut elle-même devenir un problème à l’intérieur du jardin. En voici un exemple :

Afin de pouvoir réaliser l’extension de leur maison, les propriétaires ont arraché la haie vieillissante qui séparait leur parcelle d’un chemin communal. Pour garantir de nouveau leur intimité, ils ont implanté une palissade en bois sur toute la longueur. Or, depuis, cette longueur les dérange et ils ne savent pas comment casser cet effet. Ils souhaitent aussi que je les aide à aménager l’espace se trouvant devant l’extension.

Cette surface jouxte la terrasse. Un paysagiste est déjà intervenu pour aménager le tour de cette terrasse ainsi que le reste du jardin.

Je m’inspire des végétaux déjà présents. Je crée un parterre qui sera visible à la fois de la terrasse, du jardin, mais aussi depuis la nouvelle chambre, par le choix de plantes de différentes hauteurs : graminées, spirée, verveine, gaura, heuchères, rosier nain…

Afin d’assurer l’harmonie du tout et l’intégration du nouvel aménagement dans le reste du jardin, je reste dans les couleurs dominantes du jardin : noir, bleu, blanc rose

Pour casser l’effet de longueur de la palissade, j’implante ponctuellement des parterres qui lui seront adossés. Tous sont construits de la même façon : une grande graminée (un miscanthus ‘zébrinus’) et de part et d’autre un arbuste. Chaque arbuste est choisi en fonction de sa taille à maturité et de sa période de floraison. On a ainsi toute l’année quelque chose de coloré à regarder. Le regard est occupé par les fleurs, le cerveau ne se fixe plus la longueur de la palissade.

Avec le plan projet, la planche d’ambiance et le croquis, je présente un plan de plantation qui permet aux propriétaires de réaliser eux-mêmes les plantations et ainsi de s’approprier leur jardin.

Un parterre d’ombre

Un parterre d’ombre

Il s’agit d’un grand parterre, quasiment toujours à l’ombre du mur de limite ou de l’arbre qui le domine. Jusque là, les propriétaires ont essayé en vain d’y faire pousser du gazon. Celui-ci a été régulièrement envahi par la mousse. Ils m’ont donc appelée afin de le végétaliser.

En fond de parterre, il y a un cabanon dans lequel se trouve la réserve à bois. Je décide donc de partager ce très grand espace en deux parties, au milieu desquelles un cheminement permet l’accès au cabanon. Les végétaux choisis sont implantés de manière à tous être vus depuis le centre du jardin

Près du portail, à l’endroit où se trouve la cuve à fioul inertée, il n’y a que 20cm de terre disponible pour les racines, aussi, je décide de planter des graminées ; leur système racinaire fasciculé est adapté à ce genre de situation. Là où on a plus de 20cm de terre, je choisis d’implanter des arbustes rappelant le grand parterre à l’opposé du jardin.

Le parterre d’ombre, planté d’éléments colorés et lumineux, et le parterre près du portail vont apporter à ce jardin une touche joyeuse et écologique. En effets, leur floraison s’étalant sur toute l’année, ils seront un lieu où la faune locale pourra trouver le gîte et le couvert.

Un jardin à la française

Un jardin à la française

C’est à la faveur des Plantomnales de Brest organisées par l’Arche aux Plantes que les propriétaires de ce jardin brestois me contactent. Ils souhaitent que je m’occupe de leur parcelle car ils ont une demande très particulière : en accord avec leur maison de style Art-Déco, ils veulent un jardin à la française.

C’est pour moi un projet inespéré : un jardin à la française ! Quelle aventure !

Pour le petit espace qui se trouve devant la maison, je propose un petit jardin qui parait plus grand qu’il ne l’est grâce aux ondulations d’un cheminement créé, dont la perspective est accentuée par une pergola à l’entrée et un végétal en point de mire. Des végétaux sont implantés de part et d’autre de ce chemin, ceux côté chaussée étant visibles aussi bien depuis la rue que depuis le salon situé en demi-étage.

L’aménagement de cette parcelle en jardin à la française est d’autant plus compliqué qu’il y a des contraintes : les vis-à-vis avec les immeubles voisins à cacher, la présence de grands arbres en fond de parcelle, la taille du jardin, et la nécessité d’avoir une rampe PMR qui permette l’accès occasionnel d’une parente à la maison et l’accès au jardin des propriétaires.

Je crée une perspective, axée sur la rampe PMR, ponctuée par des pergolas, qui est constituée de trois jardins :

Le premier jardin, le plus proche de la maison, fleurit en hiver afin de pouvoir en profiter depuis la véranda.

Le deuxième jardin est un espace engazonné, aux angles fleuris, permet d’implanter des arbres pour occulter le vis-à-vis et ainsi faire oublier l’immeuble faisant face à la propriété. Des arbustes montés sur tige leur font face dans les angles opposés, pour garder l’équilibre.

Le troisième jardin, ou jardin d’été, reçoit une collection de rosiers, fleur préférée du propriétaire, agrémentée de vivaces, le tout encadré par des buis.

De part et d’autre de ces trois jardins, des fruitiers habillent les murs. Des bordures de buis soulignent le jardin sur toute sa longueur.

Ce projet, bien que pointu et exigeant, m’a beaucoup apporté professionnellement. Répondant à toutes les demandes des propriétaires et à toutes les contraintes, organisé sans pour autant paraître stricte, il offre de nombreux points de vue différents, des espaces à ambiances différentes suivant les saisons, une perspective qui donne à ce jardin l’impression d’être plus grand qu’il ne l’est réellement, tout en suivant des règles de construction et de plantation écologiques et en apportant un confort pour les propriétaires et leur parente handicapée.

Ce talus où rien ne pousse

Ce talus où rien ne pousse

Les propriétaires de ce jardin m’ont appelée car ils ont fait beaucoup d’efforts pour habiller leur talus de fond de parcelle en limite avec leurs voisins. Celui-ci étant majoritairement composé de roche mère, on n’a que très peu de terre végétale à disposition donc les plantes ont du mal à pousser.

Ils souhaitent un talus fleuri et coloré.

Je propose de restaurer le petit chemin gravillonné de milieu de pente. Je conserve la forme donnée au bas du talus par les propriétaires mais j’implante des palis de schiste afin de pouvoir recharger le talus en terre végétale. Bien entendu, je demande de faire enlever la bâche plastique, en haut de talus, qui pollue le sol et d’y installer à la place une toile de paillage en matière organique et des végétaux .

J’ai trouvé très sympa l’idée de mettre des accumulation de pots dans le talus pour donner du volume. Je reprends cette idée en l’accentuant avec des pots plus grands plantés de bulbes.

Autre façon de donner du volume : les rosiers montés sur tige en bas de talus.

J’ai conservé le bassin et toute la partie gauche du talus qui était déjà bien végétalisée.

L’apport de terre végétale était ici essentielle pour pouvoir y implanter des végétaux dans de bonnes conditions. Compte tenu de la pente du talus, la seule façon de pouvoir faire cet apport était de réaliser une construction, ici en palis de schiste, afin de soutenir cette terre.

La maison de vacances

La maison de vacances

C’est une maison de vacances, en bord de mer, sur la côte Nord du Finistère, dont les propriétaires souhaiteraient voir le jardin fleuri lorsqu’ils y viennent, sans avoir un entretien intensif. Pratiquement tous leurs essais de fleurissement n’ont pas donné les résultats attendus car la terre est pauvre et sablonneuse.

Ils veulent une entrée accueillante et une terrasse colorée. Je propose de garder l’entrée carrossable engazonnée qui ne leur demande pratiquement aucun entretien et qui leur convient telle qu’elle est. On va simplement venir appeler le visiteur en remplaçant le plan de lavande par un parterre coloré.

Ce parterre trouvera écho de l’autre côté de la terrasse et sera prolongé au loin par le parterre le long de la maison voisine qui sera regarni, afin de donner un effet de profondeur au jardin. On laisse le devant de la terrasse simplement engazonné pour permettre aux enfants de jouer au soleil sur la pelouse.


Derrière la maison, je propose de changer la haie qui est vieillissante et d’y appuyer un grand parterre haut en volumes et couleurs. Cela permet de dégager tout le reste du terrain pour y implanter les tentes des copains l’été.

Les végétaux choisis pour réaliser ce jardin ont été sélectionnés pour leur résistance aux embruns, à la sécheresse, et leur capacité d’adaptation aux terrains pauvres. Leur nombre, le fait qu’ils soient disposés serrés, en parterres paillés , favorisera une terre de meilleure qualité et limitera l’entretien de ce jardin de vacances.

Le parking devient jardin

Le parking devient jardin

C’était l’ancienne superette du bourg de Plouguerneau. Les nouveaux propriétaires en ont fait leur maison, de style industriel, avec un patio.

L’ancien parking doit devenir le nouveau jardin.

Les propriétaires avaient auparavant un grand jardin avec des arbres et des oiseaux. Ils souhaitent retrouver cette ambiance, pouvoir y intégrer leur spa et avoir un potager. Voici ma proposition :

La porte d’entrée, sur la gauche, est encadrée par deux jardinières. En face une terrasse accueille la balancelle, un table et des chaises et le spa. Un parterre surélevé, entouré d’un muret de pierres sèches, est l’élément principal du jardin. Il est visible depuis le canapé du salon. Il est fleuri toute l’année et permet ainsi de dégager un espace pelouse assez grand pour pouvoir jouer au ballon. Derrière la balancelle, un magnolia, seul arbre de ce petit jardin, s’impose pour donner la verticalité à l’ensemble et occulte la façade inesthétique de la maison d’en face. Il est accompagné de petits végétaux. Au fond, une pergola fleurie permet le passage dans un autre espace : le potager.

Le spa est caché depuis la maison par le parterre principal afin d’avoir un peu d’intimité et de faire oublier la maison depuis le bain. Au fond, le camping car trouve sa place dans un garage dont l’entrée est délicatement accompagnée par un parterre d’ombre où un érable du Japon domine.

Du côté du patio, je propose un parterre surélevé, écho du parterre principal du jardin, en pierres maçonnées. Celui-ci doit recevoir un bassin dont la végétation environnante sera visible depuis le canapé.

On peut ainsi prendre le petit déjeuner au soleil, bercé par les bruits de l’eau.

Jardin fleuri, avec piscine

Jardin fleuri, avec piscine

C’est un très grand jardin landernéen que ses propriétaires trouvent triste la plupart du temps. Il a déjà été aménagé par un paysagiste. Or, celui-ci a essentiellement implanté des rhododendrons et des azalées, des arbres et arbustes de type palmiers et des agapanthes, ce qui donne à ce jardin un air figé.

Je commence par remarquer que la terre des talus est à nu, que le paillage n’a pas été entretenu. Tout est compact !

Je propose de planter entre les végétaux déjà développés de nouveaux végétaux de façon à ce que les talus, qui accueillent les visiteurs, soient fleuris toutes l’année. Je prescris une bonne épaisseur de paillage afin de remédier au compactage de la terre.

Je remarque ensuite le parterre près de la terrasse, où il ne reste presque plus rien que du paillage minéral.

Je propose de diviser ce grand espace à l’aide d’un petit chemin de façon à en faciliter l’entretien et de replanter des végétaux dont la floraison s’étalera sur toute l’année. On pourra ainsi en profiter dès les premiers beaux jours jusqu’à l’automne et même en hiver puisque le parterre est visible depuis la grande baie de la cuisine.

Voici un photomontage du parterre :

Les propriétaires trouvent leur piscine trop minérale et « sans vie ».

Dans un premier temps, je leur propose de créer tout autour un parterre fleuri, franchissable, en forme de vague, dont la limite sera marquée par des véroniques en boule afin de parer aux éventuelles feuilles et fleurs qui, amenées par le vent, souilleraient l’eau de la piscine.

Plus tard, dans un soucis d’économie d’énergie, ils vont faire installer une bulle au dessus de la piscine.

Afin que la bulle ne soit pas visible depuis les baies du salon, nous décidons de végétaliser le dessus du muret. Et pour parfaire l’intimité depuis le chemin d’entrée, je complète la végétalisation existante en extrémité de piscine.

Sur la pelouse, un groupe de cordylines s’élance vers le ciel. Pourtant elles posent problème car leurs feuilles sont très ligneuses et finissent par bloquer le robot-tondeuse lorsqu’elles tombent au sol.

Dans cet espace assez fermé, j’installe une terrasse en bois permettant de profiter de l’ombre naturelle donnée par les cordylines en été. Et j’inclus l’espace entier dans un très grand parterre qui en fait le tour. Les feuilles de cordylines, si elles tombent, seront ainsi accueillies dans le parterre et non sur le gazon.

Avec les incrustations de végétaux, caducs ou fleuris à l’année, sur les talus, près de la terrasse, près de la piscine ou autour des cordylines, on rééquilibre ce jardin en éléments importants pour la faune locale et pour le bien-être de ses occupants.