"De la lande au jardin, une paysagiste vous accompagne" vis-à-vis – De la lande au jardin, une paysagiste vous accompagne

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Étiquette : vis-à-vis

130m² de jardin en vis-à-vis

130m² de jardin en vis-à-vis

Voici un petit jardin bien enclavé, dont les propriétaires ne peuvent pas profiter, victimes des multiples vis-à-vis avec les immeubles qui les entourent :

A l’Ouest
Au Nord
A l’Est
Au Sud Est, avec la terrasse surplombante

Je fais une proposition suivant trois axes principaux :

Le jardin doit être fonctionnel et intime, il doit être coloré avec des tons pouvant s’accorder avec le mur ton brique et enfin, bien que petit, il doit être écologique.

Le problème des multiples vis-à-vis est traité en priorité en intégrant au jardin des végétaux sur tronc ou au port fastigié afin de masquer le plus possible les voisins tout en imposant le moins possible d’emprise au sol. Au niveau des côtés Est et Ouest de la terrasse, c’est un jeu de treillis et de grimpantes qui est proposé. Tous les végétaux choisis à vocation de brise-vue ont une pousse rapide afin de remplir leur rôle peu de temps après la plantation.

Sur la terrasse, en référence au soleil, ce sont des fleurs blanches et jaunes qui illuminent les brise-vues.

Dans le jardin, le ton est donné par les photinias et leurs jeunes pousses rouges sur un feuillage vert profond. Les parterres, fleuris toute l’année,  complètent le décor dans un camaïeu rouge-violet-rose-orangé. Des pointes de fleurs blanches éclairent certaines zones plus sombres du jardin.

Des espaces sont créés malgré la petite taille du jardin afin de pouvoir profiter au maximum de la surface : un espace repos, un espace technique et un espace jeu. L’espace repos peut recevoir des transats ou une table type bistrot.

L’espace technique sera équipé d’un composteur et d’une remise pour ranger les outils ; il est séparé du reste du jardin par quelques végétaux. L’espace central est laissé entièrement libre ainsi que le mur de soutènement de la terrasse, dans un premier temps, afin de permettre les jeux de ballons. Une plante grimpante est proposée pour un habillage ultérieur du mur. L’espace central peut aussi servir d’espace de réception si besoin

Les parterres fleuris sont disposés sur les extérieurs de la surface à aménager afin de laisser un maximum de place disponible dans le jardin

Ce jardin, dont les végétaux ont été choisis notamment dans l’intérêt de l’écosystème et pour leur intégration dans ce jardin et le paysage environnant, prolonge les corridors écologiques landernéens.

Aujourd’hui le regard se heurte aux constructions voisines. Bientôt, il sera attiré par toutes les couleurs chaudes qui animeront le jardin.

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Habillage d’une clôture en ardoise

Habillage d’une clôture en ardoise

A Sibiril, pas loin de la côte Nord, les propriétaire de ce jardin m’appellent. Ils ont fait faire cette clôture de chaque côté de leur entrée carrossable, en palis ardoisiers posés verticalement. Ils souhaitent maintenant la végétaliser.

Partie Ouest

Pour la partie Est, l’opération est délicate puisqu’il y a présence de réseaux et il faut laisser un passage pour aller relever le courrier.

Partie Est

Il me faut sélectionner et placer judicieusement des végétaux capables de créer de l’intimité au niveau des fenêtres de la façade (salle de bain et chambre).

De face

Je choisis une gamme végétale dont la couleur de floraison fera partie de la palette de l’aménagement intérieur de la maison, nouvellement réalisé : un camaïeu du jaune au rouge, avec des touches de bleu.

Les formes, les ports, les allures des végétaux sélectionnés sont très différents et l’implantation n’a rien de régulier, de façon à casser l’effet de longueur de la clôture. De même, la rondeur végétal est opposée ici à la rigidité des palis ardoisiers.

Une petite allée gravillonnée desservira à la fois les regards des réseaux et la boîte aux lettres.

Un plan de plantation….

… et il ne reste plus que la plantation à réaliser afin de changer radicalement le visuel de façade de la maison.

A nu sans les bambous !

A nu sans les bambous !

Il s’agit d’une propriété, nouvellement acquise, que je vois une première fois avec toute sa végétation. A vrai dire, avec la bambouseraie qui grignote petit à petit tout le jardin et engloutit toutes les autres plantes.

Il est convenu avec les nouveaux propriétaires que le premier travail à faire, avant d’envisager un quelconque aménagement, est d’arracher tous les bambous. Ce qui fut fait ainsi qu’un réengazonnement de la zone. Malheureusement, il n’a pas été possible de différencier les bambous des autres végétaux, tous étant imbriqués les uns dans les autres. La maison se retrouve donc à nu côté route au Sud-Ouest et côté voisins au Sud Est.

Côté Route

D’autre part, lorsqu’on arrive, on ne trouve pas visuellement la porte d’entrée et rien ne nous guide vers elle.

Le bow-window abritant la porte d’entrée

Le parterre devant la fenêtre du salon est planté de végétaux devenus trop volumineux. Depuis la terrasse, on voit très bien la rue et le voisinage

Le jardin vu depuis la terrasse

Je propose, tout d’abord de revoir l’entrée piétonne dans la propriété. Elle sera matérialisée au sol par un pavage encadré de palis ardoisiers, qu’on retrouvera devant le bow-window. un portillon sera installé à droite du portail de l’allée carrossable et le visiteur sera guidé par des végétaux plantés le long de l’allée piétonnière, puis par les même végétaux qu’il retrouvera dans des jardinières le long de l’allée carrossable, jusqu’au bow-window.

Au Sud Ouest et au Sud Est, la nouvelle haie fleurie
L’allée piétonne pavée encadrée par des palis ardoisiers

En passant devant le parterre sous la fenêtre du salon, on peut voir que les végétaux proposés auront à maturité une taille permettant de dégager la fenêtre.

L’espace d’accueil est défini

Puis on arrivera à l’espace d’accueil qui sera séparé de l’atelier par des pots et des jardinières avec treillis dans lesquels seront plantées des plantes grimpantes, les végétaux qui accompagneront le visiteur mais aussi des piquets ardoisiers.

Le jardin sera clos par une haie fleurie plantée en quiconque pour lui donner un aspect plus naturel. Face aux grandes baies de la maison, pour masquer le vis-à-vis, un arbre pleureur et un espace cocoon, avec un banc, sont implantés.

En libérant l’espace occupé par les bambous, on recrée de la profondeur dans le jardin. Une haie champêtre assure l’intimité en partie basse du jardin, tandis que des arbres, placés ponctuellement masquent les fenêtres du premier étage des maisons voisines. Le jardin parait de nouveau aéré et on peut se projeter à y déambuler.